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mercredi 8 août 2018

Dataïsme : Le monde de demain déjà dans nos vies !

Salut à tous,

Du site DIGORA : Après l'humanisme, le Dataïsme : La donnée au cœur de la prise de décision 

   ¨  Selon Yuval Noah Harari, professeur d’histoire israélien et surtout auteur du best-seller international « Sapiens : Une brève histoire de l'humanité », nous sommes en train d’entrer dans une nouvelle ère. Une ère où les algorithmes et les données vont peu à peu remplacer l’autorité qui se trouve actuellement dans les mains de l’homme. Voici un résumé des idées évoquées dans son article paru dans le Financial Times (FT.com).

   Le Dataïsme : Ce terme ne vous dit peut-être rien, pourtant cette révolution est déjà en marche, partout autour de nous. Chaque jour, que ce soit à son domicile, sur son lieu de travail ou à la plage, en consultant nos e-mails, en répondant au téléphone ou en se baladant sur le web, nous absorbons d’immenses quantités de données. Puis, nous traitons ces données et les renvoyons à nouveau, comme des milliards d’autres individus et ordinateurs.

   Pour les Dataïstes, qui voient l’univers tout entier comme un flot de données, le meilleur moyen de les gérer serait de créer un système universel de traitement de ces données. En effet, ils affirment qu’un système comprenant un nombre suffisant de données biométriques* combiné à la puissance informatique pourrait permettre de comprendre l’être humain mieux qu’il ne se comprend lui-même.

   Les études scientifiques sur nos corps et nos cerveaux démontrent que les sentiments humains sont en réalité davantage des mécanismes biochimiques utilisés par tous les mammifères pour prendre des décisions, en calculant rapidement les probabilités de survie et de reproduction. Cependant, les sentiments ont toujours été la meilleure méthode de l’univers pour prendre des décisions, car aucun système extérieur ne pourrait mieux comprendre nos sentiments que nous-mêmes.

   Aujourd’hui, l’humanisme perd peu à peu ses avantages pratiques et fait face à l’arrivée de deux vagues scientifiques : d’un côté les biologistes qui déchiffrent les mystères du corps humain, et de l’autre les informaticiens qui possèdent un puissant pouvoir de traitement des données

   L’association de ces deux sciences donne lieu à la création de systèmes externes capables de surveiller et de comprendre nos sentiments mieux que nous-mêmes. Ce système en place, l’autorité ne sera plus détenue par l’humain, mais par les algorithmes¨...
( Voir l`article au complet ) 

Pégé 


Windows 7 Familiale / Windows XP Pro / Windows 10 / Windows 7 Intégrale / Ubuntu 14.04 LTS / Linux Mint 17 / Mac ¨Tiger¨, version 10.4.11

lundi 9 juillet 2018

Intelligence artificielle: combattre l’injustice des algorithmes !

 Salut à tous, 

Du site Agence France- Presse : ¨ Depuis que l’intelligence artificielle s’infiltre dans toutes les facettes de nos vies, une inquiétude pointe : si les machines doivent nous aider à prendre des décisions, comment s’assurer que celles-ci soient prises sur une base juste pour un groupe ou une personne. Les chercheurs travaillant en apprentissage profond (deep learning) doivent composer désormais avec ces possibles biais des algorithmes .

Un algorithme discriminatoire
Rhema Vaithianathan, chercheuse en économie de la santé et codirectrice du Centre pour l’analyse des données sociales, exposait dans une récente édition de la revue savante Nature, ses préoccupations face à ces biais et comment elle entendait y remédier.

Tous les jours, les lignes d’alerte de la région de Pittsburgh, en Pennsylvanie, reçoivent des douzaines d’appels de personnes suspectant que des enfants sont en danger. Les appels d’aide, qui parviennent aux centres d’appels, sont ensuite traités par des ordinateurs, capables d’analyser un immense bassin de données sensibles, dont l’histoire familiale ou le passé criminel des personnes inscrites dans leur base de données. Une échelle de risque est par la suite générée pour chaque appel, se soldant parfois par une enquête plus poussée. Plusieurs cas d’abus échappent cependant encore à ce processus.

La chercheuse a récemment reçu une subvention de recherche afin d’optimiser ce traitement d’alerte des cas d’abus d’enfants. Lors d’une présentation sur le fonctionnement de son nouvel algorithme, la chercheuse a été grandement ébranlée par la question d’un parent inquiet. Cet ancien consommateur de drogue a vu ses enfants lui être retirés à la suite d’un signalement même s’il ne consomme plus depuis quelque temps. En regard à son dossier, tous ses efforts de reprise en mains comptent-ils pour rien ? En d’autres mots : l’algorithme risque-t-il de le juger injustement, a questionné le parent.

Rhema Vaithianathan lui a assuré qu’un humain prend toujours part au processus. Mais maintenant que l’algorithme (Allegheny Family Screening Tool - AFST) est mis en place, la chercheuse se dit dans son billet encore troublée par cette question.

Les calculs informatiques font de plus en plus partie intégrante des décisions importantes, incluant la détention de personnes accusées de crime ou encore, comme ici, la sélection des familles devant faire l’objet d’une enquête pour abus d’enfant, explique la chercheuse. Devant les biais possibles, elle a décidé de faire appel à la statisticienne Alexandra Chouldechova, de l’Université de Carnegie Mellon, à Pittsburgh, afin de vérifier si son algorithme se livrait à de la discrimination envers certains groupes.

Un enjeu démocratique !
Depuis de nombreuses années, des logiciels aident les législateurs américains à procéder au redécoupage électoral. Mais ils perpétueraient les mêmes biais en favorisant les pratiques en place tout en réduisant le pouvoir de décision ou de contestation, explique la chercheuse Wendy K. Tam Cho dans un long commentaire pour la revue Nature.

« La technologie est à la fois une menace et une promesse », soutient la chercheuse. La professeure de sciences politiques, droit, statistiques et mathématiques de l’Université de l’Illinois développe des modèles d’intelligence artificielle permettant de traiter l’information des cartes électorales¨... ( Voir l`article au complet )

http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2018/07/05/intelligence-artificielle-combattre-injustice-algorithmes

Pégé

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mercredi 3 mai 2017

La main invisible des algorithmes !

Salut à tous,  

Du site Le Devoir : Les citoyens ont bien peu d’emprise sur ces outils omniprésents !

   ¨ Ils sont devenus l’éléphant dans la pièce, ces fantômes invisibles qui influencent subtilement nos choix et gestes quotidiens, qu’on le veuille ou pas. Ils dictent ce que nous trouvons sur le Web, nous soufflent à l’oreille quoi lire, quoi manger, quoi craindre, pour qui voter, parfois jusqu’à comment penser. Ils pèsent de tout leur poids sur nos cotes de crédit, nos transactions et même nos rêves de retraite dorée. Le tiers des gens leur confient même le soin de choisir la personne qui partagera leur lit, ou leur vie.

    Ces souffleurs discrets du présent, ce sont les algorithmes de tout acabit, colocataires de nos vies personnelles, devenus peu à peu des acteurs omniprésents dans toutes les sphères de la société.

    Maintenant nourris aux milliards de traces que nous laissons sur le Web, les algorithmes en connaissent plus sur nos moindres habitudes et routines que nos meilleurs amis. Et ces nouveaux copains sont appelés à se multiplier alors que point à l’horizon l’ère où ces processus automatisés seront bientôt capables de générer eux-mêmes de nouveaux algorithmes encore plus puissants.

« Ce qui s’en vient, c’est le développement de méta-algorithmes qui vont permettre à des machines de modifier elles-mêmes d’autres algorithmes pour résoudre des problèmes très complexes. L’intelligence artificielle ou “l’apprentissage machine” est devenu l’objectif central des algorithmes », affirme Alain Tapp, professeur associé, nouvellement recruté au MILA, l’Institut des algorithmes d’apprentissage de Montréal.


Quand le code devient loi !

   Au banc des accusés : la prolifération d’algorithmes « prédictifs » utilisés pour prévenir la criminalité par certaines villes américaines qui, par défaut, accolent une « cote de risque élevée » aux personnes de race noire, quel que soit leur passé criminel. Dans la moitié des États américains, des logiciels « probabilistes » sont aussi utilisés pour déterminer si des accusés doivent être emprisonnés ou libérés sous caution. Même les algorithmes d’apparence anodine — autocorrecteurs de téléphones intelligents et systèmes d’outils de recherche — charrient leur lot de biais idéologiques, censurant tantôt des mots comme « avortement » ou « homosexuel ». C’est sans parler des algorithmes développés à des fins publicitaires sur les réseaux sociaux qui omettent sciemment d’afficher certaines offres d’emploi, de logement ou de crédit sur le fil de certaines catégories de personnes, comme les femmes ou les Noirs.

Un ¨nouveau normal¨ !

   Pour Jonathan Roberge, chercheur à la Chaire de recherche du Canada sur les nouveaux environnements numériques et l’intermédiation culturelle, les algorithmes ont plongé notre monde dans un « nouveau normal », qui laisse les premiers intéressés fascinés, voire hébétés par la complexité du sujet. « Nous sommes devenus dépendants de choses dont la compréhension nous échappe », croit-il. Cette nouvelle donne bouleversera en profondeur la prérogative du pouvoir dans nos sociétés, pense le chercheur¨... ( Voir l`article au complet )

http://www.ledevoir.com/societe/science-...lgorithmes

Pégé

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