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lundi 23 août 2021

Apple veut protéger les enfants mais met en danger le chiffrement !

  Salut à tous,

Du site Framablog : Apple vient de subir un tir de barrage nourri de la part des défenseurs de la vie privée alors que ce géant du numérique semble animé des intentions les plus louables…  

¨ Qui oserait contester un dispositif destiné à éradiquer les contenus incitant à des abus sexuels sur les enfants ? Après tout, les autres géants du numérique, Google et Microsoft entre autres, ont déjà des outils de détection pour ces contenus (voir ici et )… Alors comment se fait-il que la lettre ouverte que nous traduisons ici ait réuni en quelques heures autant de signatures d’organisations comme d’individus, dont Edward Snowden ?

Deux raisons au moins !

D’abord, Apple a construit sa réputation de protecteur intransigeant de la vie privée au point d’en faire un cheval de bataille de sa communication : « Ce qui se passe dans votre iPhone reste sur votre iPhone ». Souvenons-nous aussi qu’en février 2016 Apple a fermement résisté aux pressions du FBI et de la NSA qui exigeaient que l’entreprise fournisse un logiciel de déchiffrement des échanges chiffrés (un bon résumé par ici). La surprise et la déception sont donc grandes à l’égard d’un géant qui il y a quelques années à peine co-signait une lettre contre la loi anti-chiffrement que des sénateurs états-uniens voulaient faire passer.

Mais surtout, et c’est sans doute plus grave, Apple risque selon les experts de mettre en péril le chiffrement de bout en bout. Alors oui, on entend déjà les libristes ricaner doucement que c’est bien fait pour les zélateurs inconditionnels d’Apple et qu’ils n’ont qu’à renoncer à leur dispendieuse assuétude… mais peu nous importe ici. Le dispositif envisagé par Apple aura forcément des répercussions sur l’ensemble de l’industrie numérique qui ne mettra que quelques mois pour lui emboîter le pas, et en fin de compte, toute personne qui souhaite protéger sa vie privée sera potentiellement exposée aux risques que mentionnent les personnalités citées dans cette lettre ouverte…

Lettre ouverte contre la technologie de l’analyse du contenu d’Apple qui porte atteinte à la vie privée

Source : https://appleprivacyletter.com/

Des experts en sécurité et en protection de la vie privée, des spécialistes en cryptographie, des chercheurs, des professeurs, des experts juridiques et des utilisateurs d’Apple dénoncent le projet lancé par Apple qui va saper la vie privée des utilisateurs et le chiffrement de bout en bout¨...

( Voir la suite de ce texte )

 https://framablog.org/2021/08/08/apple-veut-proteger-les-enfants-mais-met-en-danger-le-chiffrement/

Pégé

Windows 7 / Windows 10 / Ubuntu 18.04 LTS / Linux Mint 20.1

samedi 26 décembre 2020

La grande migration des cybermenaces vers les protocoles de bureau à distance !

Salut à tous, 

Du site Developpez.com :  En 2020, par la force des choses, la population mondiale a parachevé voire accéléré sa transformation numérique, ici pour adapter son activité professionnelle là pour faciliter sa vie quotidienne. Ce nouveau mode de vie lié au confinement et aux impératifs de protection sanitaire a contraint les entreprises à adapter leurs réseaux informatiques.  

¨  Il a aussi favorisé l'émergence de nouvelles menaces et même contribué au renforcement de celles qui existaient déjà. Si cela ne signifie pas nécessairement que le nombre total d'attaques abouties a augmenté en 2020, leur redistribution sur de nouveaux segments porteurs est claire.

   Les chercheurs de Kaspersky ont constaté une croissance de 242 % des attaques par force brute sur les protocoles de bureau à distance (RDP) par rapport à 2019 et 1,7 million de fichiers malveillants uniques déguisés en applications pour la communication d'entreprise sont apparus. Cela dénote de la volonté des attaquants de cibler les utilisateurs qui travaillent à domicile.

   Chiffre de l’année : près de 360 000 nouveaux fichiers malveillants par jour ont été détectés par Kaspersky, soit une augmentation de 5,2 % par rapport à l'année précédente. Cette tendance à la hausse est principalement due à une forte croissance du nombre de chevaux de Troie et de portes dérobées (respectivement +40,5 % et +23 %).

Un nouveau mode de travail pour de nouvelles vulnérabilités.

   Le passage accéléré au télétravail a créé de nouvelles vulnérabilités que les cybercriminels ont exploitées. Le volume de données issues d'entreprises a augmenté de même que le recours à des services tiers pour échanger des données ainsi que l’utilisation de réseaux Wi-Fi potentiellement non sécurisés par les collaborateurs se sont généralisés.

 Les outils de communication, autres vecteurs de vulnérabilités.

   Outre les attaques RDP, les cybercriminels ont également tiré parti de la multiplication des communications en ligne. Toujours entre janvier et novembre de cette année, Kaspersky a détecté 1,66 million de fichiers malveillants uniques diffusés sous l'apparence d'applications de messagerie et de conférence en ligne populaires, généralement utilisées dans le cadre professionnel. Une fois installés, ces fichiers chargent principalement des logiciels publicitaires (Adware), ces programmes qui inondent de publicité indésirable les appareils des victimes et qui recueillent leurs données personnelles pour les utiliser à des fins détournées. 

Le travail à domicile va perdurer et Kaspersky recommande aux employeurs et aux entreprises de suivre les conseils ci-dessous pour rester informés des éventuelles questions de sécurité informatique lorsque leurs salariés travaillent à distance :

  • Permettre l'accès à votre réseau par le biais d'un VPN d'entreprise et, si possible, activer l'authentification multifacteur pour rester protégé des attaques RDP.

  • S’assurer que les employés disposent de tout ce dont ils ont besoin pour travailler en toute sécurité depuis leur domicile et qu'ils savent qui contacter en cas de problème informatique ou de sécurité¨... ( Voir l'article au complet )

 https://securite.developpez.com/actu/311456/La-grande-migration-des-cybermenaces-vers-les-protocoles-de-bureau-a-distance-par-Kaspersky/

Pégé

Windows 7 / Windows 10 / Ubuntu 18.04 LTS / Linux Mint 19

samedi 30 mars 2019

Le numérique nous modifie en profondeur, et pas forcément pour le meilleur !

Salut à tous,

Du site Korii : Pouvons-nous encore vivre sans internet et ses dérivés ? C'est ce que l'auteur, Anki Bidal explore dans le second tome de «Bug».   
 
¨ Est-il déjà trop tard? Comment réagirions-nous si internet était subitement débranché partout dans le monde? Plus de communications, plus de mails, plus de Google ni de Facebook. Plus de Skype, d'Instagram ni de YouTube. Réussirions-nous encore à vivre? à travailler? à nous parler? à nous aimer?

    Depuis son avènement, internet prend une place de plus en plus importante dans nos existences –au point d'en être devenu indispensable. Dans un avenir proche, avec l'augmentation exponentielle des débits et de la vitesse de connexion, le phénomène s'amplifiera encore. Nous sommes presque à notre insu totalement dépendants du numérique. Et si ce qui fait aujourd'hui la force de nos sociétés technologiques risquait de causer leur perte, à l'avenir?

    C'est ce qu'Enki Bilal explore et anticipe dans Bug, dont le second tome paraîtra mi-avril chez Casterman. Il nous en donne un avant-goût avec l'interview qu'il nous a accordée.

Dans Bug, vous interrogez notre dépendance au numérique. Comment vous est venue cette idée?

    Enki Bilal: Il y a quelques années, j'ai plongé dans une piscine alors que mon téléphone numérique se trouvait dans la poche de mon maillot de bain. Du coup, j'en ai été privé pendant plusieurs jours. C'est là que j'ai réalisé à quel point j'étais dépendant du numérique et de tous les appareils qui y sont associés: ordinateur, tablette, téléphone numérique.

    Si on est subitement dépossédé d'un outil qui nous a rendu addict et qui est un instrument essentiel de notre fonctionnement social, que se passe-t-il? Et que se passerait-il si internet disparaissait du jour au lendemain?

    Le numérique est en train de devenir une extension de notre cerveau. Il nous facilite la vie de bien des manières, et notamment en nous déchargeant de tout ce dont nous devions nous rappeler avant.

    Dans Bug, je développe aussi l'idée qu'un homme devient dépositaire de toutes les données de l'humanité qui sont transférées dans son cerveau. Cela montre la puissance d'internet aujourd'hui. Car si un être humain possédait de façon exclusive l'ensemble des données, il deviendrait un dieu. Il connaîtrait la vie de chaque individu sur terre, il aurait des pouvoirs absolument incroyables.

    Si une coupure mondiale et irréversible d'internet est difficilement envisageable, une coupure au niveau local est par contre tout à fait possible. C'est ce qui s'est passé récemment au Congo ou les autorités ont bloqué l'accès à internet lors des élections...¨...
( Voir l'article au complet )

https://korii.slate.fr/et-caetera/enki-bilal-bd-numerique-futur-bughttps://korii.slate.fr/et-caetera/enki-bilal-bd-numerique-futur-bug

Pégé




Windows 7 Familiale / Windows XP Pro / Windows 10 / Windows 7 Intégrale / Ubuntu 14.04 LTS / Linux Mint 17 / Mac ¨Tiger¨, version 10.4.11

jeudi 1 novembre 2018

Chine ! Qui a besoin de démocratie quand on a des datas !

Salut à tous,   

Du site OWDIN : Voici comment la Chine réglemente l’utilisation des données, de l’IA et de la surveillance Internet..  

   ¨  En 1955, l’écrivain de science-fiction Isaac Asimov a publié un court récit sur une expérience de « démocratie électronique« , dans laquelle un seul citoyen, choisi pour représenter une population entière, répondait à des questions générées par un ordinateur nommé Multivac. La machine a pris ces données et a calculé les résultats d’une élection qui n’a donc jamais eu besoin de se produire. L’histoire d’Asimov se déroule à Bloomington, Indiana, mais aujourd’hui, une approximation de Multivac est en cours de construction en Chine.

   Pour tout régime autoritaire, « il y a un problème fondamental pour le centre de comprendre ce qui se passe aux niveaux inférieurs et dans la société », dit Deborah Seligsohn, politologue et spécialiste de la Chine à l’Université Villanova de Philadelphie. Comment gouverner efficacement un pays qui abrite une personne sur cinq sur la planète, dont l’économie et la société sont de plus en plus complexes, si vous n’autorisez pas le débat public, l’activisme civil et la rétroaction électorale ?

   Comment recueillez-vous suffisamment d’informations pour prendre des décisions ? Et comment un gouvernement qui n’invite pas ses citoyens à participer continue-t-il de susciter la confiance et de modifier le comportement du public sans mettre la police à chaque pas de porte ? 

 

Des données au lieu d’un dialogue

   Les dirigeants chinois ont longtemps voulu puiser dans l’opinion publique sans ouvrir la porte à un débat animé et à la critique des autorités. Pour la plupart de l’histoire impériale et moderne de la Chine, il y a eu une tradition de gens mécontents de la campagne se rendant à Pékin et organisant de petites manifestations en tant que « pétitionnaires » publics. On pensait que si les autorités locales ne comprenaient pas ou ne se souciaient pas de leurs griefs, l’empereur pourrait faire preuve d’un meilleur jugement.

   Sous Hu Jintao, certains membres du Parti communiste voyaient une ouverture limitée comme un moyen possible d’exposer et de résoudre certains types de problèmes. Les blogs, les journalistes anticorruption, les avocats des droits de l’homme et les critiques en ligne qui mettent en lumière la corruption locale ont suscité un débat public vers la fin du règne de Hu. Au début de son mandat, Xi a reçu une séance d’information quotidienne sur les préoccupations du public et les perturbations des médias sociaux, selon un ancien fonctionnaire américain au courant de la question. Ces dernières années, des pétitionnaires sont venus dans la capitale pour attirer l’attention sur des scandales tels que les saisies illégales de terres par les autorités locales et la poudre de lait contaminé.

  En théorie, la gouvernance axée sur les données pourrait aider à résoudre ces problèmes – en évitant les distorsions pour permettre au gouvernement central de recueillir directement l’information.  

  

Police algorithmique

Dans le Washington Post de cette année, Xiao Qiang, professeur de communication à l’Université de Californie à Berkeley, a qualifié la gouvernance de la Chine d' »État totalitaire numérique« . C’est en Chine occidentale que les aspects dystopiques sont les plus évidents¨...

  ( Voir au complet cet excellent article )

 https://owdin.live/2018/09/02/qui-a-besoin-de-democratie-quand-on-a-des-data/

Pégé 

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