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lundi 15 avril 2019

Dans la course aux cyberarmes, tous les coups sont permis !

Salut à tous,

 Du site Slate.fr : Que se passe-t-il lorsque des entreprises privées disposent d’armes informatiques aussi puissantes que celles des États ?   

   ¨  Le premier SMS arriva sur le portable d’Ahmed Mansoor à 9h38, par un étouffant matin d’août 2016. «Nouvelles preuves de tortures d’Émiriens dans les prisons d’État», annonçait le message laconique, rédigé en arabe. Un lien hypertexte suivait la phrase. Le numéro et le message parurent louches à Ahmed Mansoor. Activiste des droits humains bien connu aux Émirats arabes unis, il avait déjà reçu un SMS similaire la veille. Il résista à la tentation de cliquer sur les liens.

   Par prudence, Ahmed Mansoor envoya les messages au Citizen Lab, un institut de recherches spécialisé dans les droits humains et la cybersécurité, basé à l’Université de Toronto, au Canada. En remontant les informations, deux chercheurs de Citizen Lab découvrirent que les liens hypertextes faisaient partie d’un spyware (logiciel espion) sophistiqué, conçu spécifiquement à l’encontre de Mansoor.
    
   S’il avait cliqué sur les liens, le programme aurait fait de son téléphone un «espion numérique de poche», comme l'ont résumé les chercheurs dans leur rapport d’analyse, qui aurait traqué tous ses mouvements, surveillé ses messages et pris le contrôle de sa caméra et de son micro.

   Mais la grande révélation du rapport ne fut pas la technologie utilisée. Des spywares ont été développés et propagés par des agences de renseignement du monde entier, cela n’avait rien de nouveau. Le plus surprenant fut que l’équipe de Citizen Lab parvint à trouver que le programme provenait d’une entreprise privée, le mystérieux groupe israélien NSO –dont le nom est formé à partir des initiales des prénoms des trois fondateurs.

Privatisation des capacités d'attaque

   Israël est un leader mondial en matière de cybertechnologie privée, avec au moins 300 entreprises dédiées à des services allant de la sécurité bancaire à la défense d’infrastructures critiques. Si la plupart d'entre elles aspirent à protéger leur clientèle des cyberattaques, d’autres ont profité du flou existant entre capacités défensives et offensives en matière informatique pour de proposer des services beaucoup moins avouables.

Course perpétuelle entre attaque et défense !

   L’évolution qui inquiète le plus Zafrir, comme d’autres experts, est le développement de l’internet des objets. «Tout devient un ordinateur: votre téléphone, votre réfrigérateur, votre four à micro-ondes, votre voiture…», affirme Bruce Schneier, expert dans les questions cybernétiques à l’université d’Harvard¨... 
( Voir l'article au complet )

 http://www.slate.fr/story/167666/tech-informatique-cyberguerre-attaque-defense-public-prive?utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1538219056

Pégé 

Windows 7 Familiale / Windows XP Pro / Windows 10 / Windows 7 Intégrale / Ubuntu 14.04 LTS / Linux Mint 17 / Mac ¨Tiger¨, version 10.4.11

lundi 20 avril 2015

Pirater des ordinateurs avec la chaleur des composants !

Salut à tous,  

Du site Silicon.fr :

   ¨ Des chercheurs d’une université israélienne ont découvert une méthode pour pirater des ordinateurs sans connexion Internet en utilisant la chaleur émanant des PC.

   Décidément la mode est au piratage des ordinateurs à travers des éléments les plus incongrus, les enceintes, le micro-processeur, etc. Il faudra compter sur un autre élément : la chaleur émise par des ordinateurs.
   Des chercheurs de l’Université Ben Gourion du Néguev de Beer Sheva (Israël) ont trouvé un moyen pour hacker un PC isolé (ou Air gap). Cette technique a été baptisée « BitWhisper » et permet de créer à partir de la chaleur émise par des PC une liaison bidirectionnelle entre eux. La recherche menée par Mordechai Guri fait partie de travaux plus généraux sur la sécurité des ordinateurs isolés. Ces derniers se retrouvent en général sur des équipements dédiés aux transactions financières, des applications critiques ou des programmes militaires.
 
Un tunnel de chaleur via la chaleur !
   Ces terminaux ne sont effectivement pas reliés à l’Internet public ou à un réseau local non sécurisé. Pour le scientifique, « le scénario le plus répandu dans de nombreuses organisations et la présence de deux ordinateurs sur un bureau dont un est connecté au réseau interne et l’autre connecté à Internet ». Il ajoute que « BitWhisper peut être utilisé pour dérober des petits bouts de données (par exemple les mots de passe), ainsi que pour le ‘commande et contrôle’ ».

   Concrètement BitWhisper s’appuie sur les émissions de chaleur produites par les deux ordinateurs et les capteurs thermiques des PC pour réguler la température. Il faut néanmoins 2 pré-requis qui sont la proximité des 2 ordinateurs (40 cm) et la présence d’un malware sur chacun des postes (inoculé via un port USB par exemple). A travers cette émission-réception de chaleur, les chercheurs ont créé un canal de communication bidirectionnelle. Ils ont donc réussi à transmettre des informations binaires en augmentant ou en baissant la température.

« Ces propriétés donnent la possibilité à un attaquant de pirater des données internes, mais aussi d’envoyer des commandes », soulignent les chercheurs. Ils poursuivent : « Seulement 8 signaux par heure sont suffisants pour voler des informations sensibles comme les mots de passe ou des clés. Aucun matériel ou logiciel supplémentaire n’est requis. » Dans une vidéo, les scientifiques démontrent la prise de contrôle d’un jouet qui ressemble à un lanceur de missile. De la fiction à la réalité, il n’y a maintenant plus qu’un pas.   

Pégé

Windows 7 / Windows XP Pro / Windows Vista Ubuntu 10.4 LTS / Voyager 11.10 / Linux Mint 10 Mac ¨Tiger¨, version 10.4.11