samedi 7 avril 2018

D`hier à aujourd`hui... Technologie, Robotique, Intelligence artificielle !

Salut à tous,  


Du site Ostramus : Les lois de l’Automate

    ¨Considérations sur la servitude des machines !     

   Le mythe du golem est ancien. Il relate l’histoire d’un homme assemblant un peu de boue pour produire un petit être soumis à sa volonté, mais qui finit pas tuer le créateur. Ce récit se mêle à celui de Prométhée — puni par les dieux pour avoir offert le feu aux mortels — où la technique se retourne contre ceux qui en font usage ou qui en sont à l’origine. Cette crainte phosphora dans la littérature, notamment au début du XXe siècle quand les pupls américains mettent en scène des robots. Nombre de revues virent leurs pages noircies par des histoires de machines engendrant des catastrophes, souvent à dessein de tuer les humains. Tout n’était que thème et variation du récit de Frankenstein.

  
   Lassé de ces récits défaitistes, Isaac Asimov a établi dans les années 1940 trois lois simples pour conditionner le comportement des robots de sorte à prévenir toute velléité à l’égard des humains. Exposées pour la première fois dans sa nouvelle Cercle vicieux en 1942 les lois sont :
  1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger.
  2. Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.
  3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.
   Ces lois sont élégantes, logiques, pratiques, et s’affirment depuis plus d’un demi-siècle comme la référence en matière de robotique à tel point qu’elles sont communément reprises dans la plupart des histoires de Science Fiction traitant du sujet et par les véritables programmeurs contemporains dont l’ambition est de coder ces lois pour les appliquer à leurs créations.

  Cependant, ces lois sont imparfaites. Asimov lui-même en avait conscience puisqu’une partie de son œuvre repose précisément sur leurs failles et la manière dont elles sont exploitées autant par les humains que les robots, créant un archipel de récits mêlant logique et suspens. Cette prospective du paradoxe le conduira jusqu’à la formulation d’une loi zéro, élaborée par un robot dans le but de préserver l’humanité, permettant épisodiquement de contourner les trois lois fondamentales au profit de la société dans son ensemble. Rien de machiavélique, simplement une transposition du souci de l’auteur d’une humanité prospère à long terme.

  Les lois de l’Automate permettent à un androïde d’avoir conscience de sa propre servitude sans pour autant qu’il n’en conçoive jamais de ressentiment, contrairement aux lois d’Asimov qui peuvent engendrer de la frustration puisqu’un robot suffisamment évolué peut en même temps ressentir de la souffrance pour sa condition tout en étant contraint de la poursuivre¨...
( Voir l`article au complet )
 
https://ostramus.com/les-lois-de-lautomate/

Pégé

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samedi 24 mars 2018

Rapport NBIC : Acronyme d’une révolution annoncée !

 Salut à tous,

Du site iatranshumanisme : Le Rapport NBIC !

¨ “C’est un moment unique dans l’Histoire des réalisations techniques ; l’amélioration des performances humaines devient possible par l’intégration des technologies.”

La phrase est issue d’un rapport peu banal, rendu public, dans sa version préliminaire, en juin 2002 aux Etats-Unis. Commandité par la National Science Foundation (NSF) et le Department Of Commerce (DOF), le rapport, intitulé ”Nanotechnology, Biotechnology, Information technology and Cognitive science : Converging Technologies for Improving Human Performance”, dresse un panorama complet de l’état d’avancement des quatre technologies scientifiques les plus prometteuses pour l’avenir de l’Humanité.

Améliorer l’humain
Ce rapport de 400 pages dresse, via la participation d’une cinquantaine d’experts dans les technologies les plus avancées de la science d’aujourd’hui, un portrait futuriste de l’avenir de notre civilisation.

Pêle-mêle sont évoqués des capteurs susceptibles d’informer les individus qui les portent de leur condition physique ou de la qualité de leur environnement, des robots de taille moléculaire (nanorobots) capables de circuler dans le corps humain, nettoyant les artères ou luttant contre le processus du vieillissement, des machines intelligentes pouvant nous assister au quotidien, ou nous aider à explorer et coloniser l’Espace, ou des interfaces cerveau-machine, qui permettraient de contrôler usines et automobiles par la pensée, mais aussi de communiquer entre humains, via l’interconnexion des cerveaux, créant une véritable “conscience collective” au sein d’un groupe, voire de l’Humanité tout entière.

“NBIC”, l’acronyme d’une révolution annoncée
La Nanotechnologie, regroupant l’ensemble des techniques au niveau atomique ou moléculaire, connaît un fort engouement outre-Atlantique, stigmatisé par l’augmentation régulière des fonds attribués à la recherche (plus de 600 millions de dollars en 2002, dans le cadre de la National Nanotechnology Initiative) et l’apparition de nombreuses start-ups ou investisseurs spécialisés.

Une Nouvelle Renaissance
Mais aussi, expliquent les auteurs, les quatre disciplines concernées sont étroitement liées, et ne peuvent désormais être perçues comme autant de spécialités scientifiques hermétiques. La recherche en Nanotechnologie apportera sans doute des avancées fulgurantes dans le domaine de l’Informatique, permettant de palier aux limites prévisibles des procédés traditionnels de gravure des composants électroniques, et de démultiplier les possibilités relatives au traitement de l’information (stockage moléculaire, cryptage quantique…

Nouvelle science, nouveau marché, nouvelle société
Le rapport n’oublie pas non plus les possibles retombés économiques de l’avènement de ces technologies. Quelques mois après le “crash des dotcoms”, et peu de temps après les spectaculaires scandales financiers Enron et WorldCom, et leurs retombées sur les cours boursiers et celui du dollar, les Etats-Unis semblent aussi à la recherche d’un nouveau souffle. Allen Greenspan, Président de la Réserve Fédérale US, cité dans le rapport, déclarait en 1999 que “la remarquable croissance économique américaine tire ses racines des continuelles avancées technologiques”¨...
Voir l`article au complet )

https://iatranshumanisme.com/transhumanisme/les-technologies-emergentes/le-rapport-nbic/

Pégé 


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mercredi 14 mars 2018

Akamai décortique la plus grande attaque DDoS observée sur sa plateforme !

Salut à tous, 

Du site Silicon : 

¨ Un assaut DDoS d’1,3 térabit par seconde. Le spécialiste CDN Akamai n’a jamais vu cela. Ce type d’attaque massive pourrait se renouveler.

Akamai a observé la plus intense attaque par déni de service distribué (DDoS en anglais) jamais observée par le spécialiste américain des solutions favorisant la fluidité des transmissions de contenus par réseaux (CDN pour Content Delivery Network) : 1,3 térabit par seconde (Tbit/s en français ou Tbps en anglais).

C’est impressionnant d’avoir atteint ce niveau, même si Octave Klaba, Directeur technologique et fondateur d’OVH, percevait cette évolution dès 2016 à la suite d’un assaut DDoS de 620 gigabits par seconde (Gbit/s) visant le site Internet de l’expert américain en sécurité Brian Krebs (krebsonsecurity.com).

De son côté, OVH a monitoré également cet assaut fondé sur 10 000 sources IP, à en croire un tweet d’Octave Klaba.

Fort de l’infrastructure de portée mondiale, les équipements de monitoring réseaux d’Akamai avaient déjà perçu plusieurs assauts d’une puissance de 190 gigabits par seconde (Gbit/s) “avec le potentiel d’attaques plus larges”.

Un seuil d’intensité semble avoir été clairement franchi, en dépassant le térabit par seconde.

Selon un article de Wired, le terrifiant assaut DDoS a visé dans la journée de mercredi (1er mars) le portail Github dédié aux développeurs qui favorise le partage des projets.

Ce type d’attaque “impactante” pourrait se renouveler, estime la Security Intelligence Response Team (SIRT) d’Akamai¨
( Voir l`article au complet )

https://www.silicon.fr/akamai-plus-grande-attaque-ddos-observee-plateforme-202023.html?utm_source=TW&utm_medium=Silicon_202023

Pégé



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vendredi 2 mars 2018

21 degrés de liberté – 06 !

 Salut à tous, 

Du site Framablog : 21 degrés de liberté – 06 !

¨ Hier nous n’étions surveillés que suite à un soupçon, aujourd’hui nous sommes surveillés en permanence.

Voici déjà le 6e article de la série écrite par Falkvinge. Le fondateur du Parti Pirate suédois s’attaque aujourd’hui à la question de notre liberté de nous réunir et échanger en ligne sans être pistés.

Le fil directeur de la série de ces 21 articles, comme on peut le voir clairement dans les épisodes précédents que nous vous avons déjà livrés, c’est la perte de certaines libertés dont nous disposions encore assez récemment, avant que le passage au tout-numérique ne nous en prive.
Tout ce que vous faites, dites, ou pensez aujourd’hui sera utilisé demain contre vous.

Tout ce que vous faites, dites, ou pensez aujourd’hui sera utilisé demain contre vous.

« Tout ce que vous dites ou faites peut être et sera utilisé contre vous, n’importe quand dans un avenir lointain, lorsque le contexte et l’acceptabilité de ce que vous dites ou faites auront radicalement changé. » Avec la surveillance analogique de nos parents, tout était capté dans le contexte de son temps. La surveillance numérique de nos enfants conserve tout pour un usage futur contre eux.

La génération actuelle a complètement échoué à préserver la présomption d’innocence, appliquée à la surveillance, quand on est passé de la génération de l’analogique à celle du numérique.

Nos enfants, ceux du numérique, devront faire face exactement au même scénario, parce que tout ce qu’ils font et disent pourra être et sera utilisé contre eux, n’importe quand dans l’avenir. Il ne devrait pas être en être ainsi. Ils devraient avoir tous les droits de jouir de libertés fondamentales individuelles égales aux libertés analogiques.

La vie privée demeure de votre responsabilité¨...
( Voir l`article au complet)

https://framablog.org/2018/02/19/21-degres-de-liberte-06/

Pégé

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mercredi 21 février 2018

Microsoft et la sécurité ?

Salut à tous, 


 Du site 01 Net.com :Microsoft distribue ses mises à jour de sécurité via des liens,non sécurisés !
 
¨ Selon un chercheur en sécurité informatique, Microsoft utilise le protocole HTTP non sécurisé pour diffuser ses patches en lieu et place du HTTPS. Une faute majeure de la part de l’éditeur logiciel américain.

   Dans la catégorie « une petite lettre ça change tout », voici un magnifique impair de la part du géant Microsoft : selon le chercheur en sécurité Stefan Kanthak qui a contacté le journaliste allemand Günther Born, Microsoft diffuserait ses patchs de sécurité ainsi que les informations qui leur sont relatives via des liens HTTP et non HTTPS. La différence ? Le « S » à la fin du HTTP qui signifie « sécurisé ». Oui, la documentation et les patchs seraient diffusés en clair sur le web sans aucune protection quant à l’interception potentielle des données.

 Microsoft au courant… depuis très longtemps !
   Outre la négligence imputable à Microsoft et le fait qu’on puisse voir en clair ce que vous faites voire compromettre la signature numérique des mises à jour, ce qui est gênant c’est que Microsoft est au courant. En effet, Stefan Kanthak aurait alerté à plusieurs reprises l’éditeur logiciel au cours des dernières années. Oui, on parle bien ici en « années » et pas en jours. Se pose ici la question du sérieux des équipes de Microsoft quant à la sécurité de leur service¨... (Voir l`article au complet)

http://www.01net.com/actualites/microsoft-distribue-ses-mises-a-jour-de-securite-via-des-liens-non-securises-1377117.html?utm_content=buffer2aada&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer

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Du site Silicon.fr : Edge vulnérable :Google le fait savoir sans attendre le correctif de Microsoft!

   ¨Google a rendu publique une faille dans le mécanisme de cloisonnement destiné à empêcher les injections de code sur le navigateur Edge.

   Microsoft risque-t-il, sous la pression de Google, de bâcler son correctif de sécurité ?
 
   La question se pose une fois encore sur le Twitter de Tavis Ormandy.
   L’intéressé est l’une des têtes de gondole de Project Zero.

   Cette équipe d’experts en sécurité informatique, montée à l’été 2014 par Google pour détecter les vulnérabilités dans les principaux logiciels du marché, laisse traditionnellement 90 jours aux éditeurs pour colmater les failles qui leur sont signalées.

   Passé ce délai, lesdites failles sont rendues publiques, preuves à l’appui. Une politique dont Microsoft vient de faire les frais, pour une vulnérabilité dans Edge¨... (Voir l`article au complet) 

https://www.silicon.fr/edge-vulnerable-google-correctif-microsoft-200499.html?utm_source=TW&utm_medium=Silicon_200499&inf_by=5a8c17c8681db89c168b4cd5

Pégé
 
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mercredi 7 février 2018

Sortie de LibreOffice 6.0 !

Salut à tous,

Du site Linuxfr.org :      
 
   ¨ La suite bureautique LibreOffice fête son septième anniversaire avec l’arrivée de la version 6.0, une nouvelle version majeure qui contient de nombreuses nouveautés.

   Au menu de cette version, des améliorations un peu partout, dont des nouveautés côté interface (expérimentales) et des nouvelles fonctionnalités comme la possibilité de chiffrer les documents ODT avec une clef OpenPGP et, surtout, la possibilité d’exporter vos documents en EPUB !

Impress (présentations)

   Les présentations sont au format 16:9 par défaut. Cette nouvelle version propose également dix nouveaux modèles de présentation.

Writer (traitement de texte)

Ajout d’un menu Formulaires pour gérer simplement les champs de saisie.

Calc (tableur)

   On peut désormais exporter les cellules sélectionnées au format JPEG ou PNG.

Interface graphique

    L’interface dédiée aux caractères spéciaux a été repensée et nettement améliorée. On accède ainsi simplement aux caractères spéciaux favoris, récents, et à un champ de recherche dédié.

Global

   Les images dans les documents sont modifiables. Lorsque l’on sauvegarde une image issue d’un document, on peut sauvegarder la version originale ou la version modifiée.
  
  Il devient possible de signer des documents ODF avec OpenPGP. Le chiffrement est pris en charge à titre expérimental. Ces fonctionnalités nécessitent un logiciel auxiliaire. Ainsi, pour Windows, macOS et GNU/Linux, on pourra utiliser gpg4win, gpgtools ou gnupg.

   La version Online bénéficie de nombreuses améliorations. Toutes les fonctionnalités de la version classique ne sont pas là, mais les différences s’estompent progressivement.
Enfin, le premier trimestre 2018 devrait voir l’arrivée d’une version Android¨...
(  Voir l`article au complet )

http://linuxfr.org/news/sortie-de-libreoffice-6-0


Pégé


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mardi 30 janvier 2018

GÉOPOLITIQUE : L’intelligence artificielle peut-elle nous gouverner ?

Salut à tous,  


Du site Diploweb.com : Acteur géopolitique majeur, l’Etat se trouve questionné par de multiples forces, dont la dérégulation et l’intelligence artificielle. Juliette Faure démontre que la puissance de l’intelligence artificielle fait déjà directement concurrence à l’État dans ses prérogatives classiques : connaissance, contrôle et administration de son corps social. Elle finit par rendre plausible la disparition de la loi humaine au profit d’un code dont la capacité de savoir, de régulation et d’application de décisions est rarement mise en défaut. L’intelligence artificielle est donc bien un sujet géopolitique. 

   ¨ UN CLIENT du supermarché américain « Target » fit irruption, en 2012, dans le magasin en rage. Il se plaignait que sa fille de 14 ans reçoive des coupons de réduction sur le prix des produits pour femmes enceintes. Quelques jours plus tard, il découvrit, en même temps que sa fille, que celle-ci était effectivement enceinte. Un journaliste du « New York Times Magazine » rendit célèbre cette histoire dans un article intitulé : « How companies learn your secrets » [1], dans lequel il explique la puissance du département d’analyse prédictive des grandes entreprises, chargé d’accumuler et d’acheter un maximum d’informations personnelles sur leurs clients pour comprendre leurs habitudes et anticiper leurs comportements.

   Vers la fin de 2017, le Président russe Vladinir Poutine déclarait : « celui qui deviendra le leader dans cette sphère [de l’intelligence artificielle] sera le maître du monde » [4]. En d’autres termes, le code, devenu loi, serait roi.


   L’intelligence artificielle n’est pas nouvelle. Le concept apparaît dès les années 1950 et les premiers algorithmes sont conçus peu de temps après [5]. Cependant, les années 2012-2017 ont marqué une véritable révolution dans l’accroissement de la puissance de ces algorithmes, désormais dotés de capacités exceptionnelles de stockage, de traitement d’informations, de méthode d’apprentissage (« deep learning ») et d’autonomie de la décision.

 I. La loi par le code : l’innovation technologique au service du contrôle par l’État 
    En tant qu’instrument de connaissance et de contrôle, l’intelligence artificielle (IA) est utilisée par les États pour accroître leur puissance. Le domaine numérique est ainsi devenu l’objet d’une compétition qui prend des allures de course à l’armement.

 II. Le renversement du modèle de gouvernement associé à l’État souverain moderne  
      La puissance de l’État est de plus en plus souvent mise en échec dans des domaines qui échappent à sa régulation et par des entités qui exercent des sources alternatives de puissance privée en compétition avec ses prérogatives régaliennes.

III. Quelle résistance pour la Raison d’État ?        

      Sans aller jusqu’à anticiper le déploiement de la nature totalitaire de la loi mécanique, il suffit de rappeler les limites et les apories propres au fonctionnement des machines pour réaliser que le code ne peut encore être fait ni loi ni roi ¨...   ( Voir l`article au complet )

 

https://www.diploweb.com/L-intelligence-artificielle-peut-elle-nous-gouverner.html

 

Pégé

 

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samedi 13 janvier 2018

Le rebelle de l’intelligence artificielle !

Salut à tous,  

 Du site  L`Actualité : Il pourrait décupler son salaire s’il cédait à l’appel des géants de la techno qui le courtisent. Mais Yoshua Bengio, star mondiale de l’intelligence artificielle, croit qu’il est essentiel que la révolution en cours ne soit pas laissée uniquement entre les mains des entreprises.   

   ¨ Malgré un mal de tête tenace, Yoshua Bengio sourit à l’étudiant fébrile venu le rencontrer à son bureau de l’Université de Montréal pour planifier sa maîtrise. En ce vendredi de mai qui refuse de se réchauffer, c’est le dernier rendez-vous d’une autre semaine surchargée pour le chercheur. Les médias du monde se l’arrachent maintenant que son champ d’études, auquel il a consacré les 30 dernières années, a dépassé le stade de la recherche fondamentale et intéresse les Google, Facebook, IBM et autres Microsoft.

   Ces géants font des ponts d’or aux chercheurs de son niveau pour qu’ils appliquent leurs connaissances en intelligence artificielle à leurs plateformes. Mais le Montréalais résiste. Aux revues spécialisées comme Wired, Bloomberg, Fortune, MIT Technology Review, mais aussi au journal Le Monde ou au New York Times, le scientifique de 53 ans répète qu’il veut rester à Montréal. Et en faire la Silicon Valley de l’intelligence artificielle.

  Loin de la Californie, où se passe une grande partie de la commercialisation des découvertes universitaires, Yoshua Bengio parvient à recruter les meilleurs étudiants, de même que les meilleurs scientifiques du monde. La vaste majorité d’entre eux viennent à Montréal expressément pour lui. Sa présence attire aussi les grandes entreprises qui souhaitent mettre au point des produits liés à l’intelligence artificielle (IA).

  D’ici une vingtaine d’années tout au plus, l’automatisation prendra beaucoup de place dans l’économie, explique le chercheur. Elle fera disparaître des emplois qu’on pensait intouchables, comme les chauffeurs de camion ou les assistants juridiques. « Pour l’instant, l’intelligence artificielle a besoin de l’humain pour la guider dans la définition des concepts, pour lui donner les exemples à apprendre », dit-il. Mais comme l’enfant de deux ans qui découvre la nature physique du monde (la gravité, la solidité des objets, etc.) sans que ses parents aient besoin de la lui expliquer, les robots vont, grâce aux avancées de la technologie, s’adapter à diverses situations et prendre des décisions par eux-mêmes.

   Tout cela ne se fera pas sans heurts. « Il y a de bonnes chances que ces chamboulements créent de la souffrance chez beaucoup de gens, qui vont perdre non seulement leur gagne-pain, mais le sens qu’ils donnent à leur vie », dit le Montréalais. Cette préoccupation, assure-t-il, bon nombre de chercheurs du domaine la partagent.

   Pour ce qui est de Yoshua Bengio, les invitations à agir comme conseiller pour des entreprises se multiplient. Le principal intéressé privilégie les initiatives de ses étudiants, comme Lyrebird, qui se spécialise dans l’imitation vocale, ou celles rattachées à des causes qui lui tiennent à cœur. C’est le cas de Botler AI, qui passe par l’intelligence artificielle pour faciliter le processus d’immigration. « Yoshua aborde la science avec l’attitude d’un entrepreneur », raconte son fondateur, Amir Moravej, un jeune Iranien qui a décidé de résoudre ses propres embûches d’immigration par la technologie¨...
( Voir l`article au complet )  

http://lactualite.com/techno/2017/11/10/le-rebelle-de-lintelligence-artificielle/


Pégé

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mardi 2 janvier 2018

Le bien, le mal, la Toile et nous !

Salut à tous,  

Du site Le Soleil : L’année 2017 nous a fait prendre encore plus conscience, même si nous le savions déjà, que la Toile ne fait aucune distinction entre le bien et le mal. Les outils qui ont permis l’élection du premier président de race noire aux États-Unis se sont ensuite retournés contre son parti pour permettre à Donald Trump de prendre le pouvoir et de démanteler, méthodiquement, l’héritage de son prédécesseur.   

    ¨ La Toile a offert des solutions innovantes à toutes sortes de problèmes, mais elle a créé presque autant sinon plus de nouveaux pièges. Ce qui a permis aux victimes d’agression sexuelle de faire entendre leurs voix à travers le mot-clic #moiaussi (#metoo), a aussi permis aux mouvances néo-nazies et racistes de se coaliser à Charlottesville.

   Les réseaux sociaux peinent à suivre le rythme et désamorcer les bombes que leurs usagers fabriquent avec leurs propres plateformes. Un usager de Twitter (Yair Rosenberg) a ainsi créé un automate astucieux, «Imposter Buster», pour une cible bien précise : les sympathisants nazis qui créent de faux comptes Twitter de personnalités juives. Incapables de s’en débarrasser, les nazis en question se sont plaints à Twitter, qui a pris leur parti et vient de bloquer le compte automate.
Dans les mains des opposants au projet gouvernemental de registre québécois des armes à feu, les outils visant à contrer les abus sur Facebook deviennent des moyens pour harceler les responsables de PolySeSouvient.

   L’émerveillement des premières années devant les miracles qu’on entrevoyait grâce à ces nouvelles technologies fait place à une certaine désillusion, un retour sur terre plutôt brutal. L’arrivée au pouvoir d’un leader aussi dangereux qu’incompétent, dans le pays le plus puissant de la planète, est un exemple de ce revirement, même si le phénomène Trump tient à bien d’autres facteurs.

   On rêvait d’utopie, et on se réveille dans un monde contrôlé par une poignée de compagnies toutes puissantes, qui ne veulent rendre de comptes à personne. Quatre d’entre elles : Google, Apple, Facebook et Amazon, encaissent collectivement des revenus 50 % plus élevés que ceux du gouvernement canadien.

   La question centrale est celle de la propriété des données — nos données — et du pouvoir que s’arrogent ces compagnies qui les exploitent à leur profit. Rien, pourtant, ne devrait nous condamner à être captifs du modèle des GAFA. Il existe d’autres modèles qui ont fait leurs preuves, à une vaste échelle. La majorité des serveurs de la planète, et des bases de données, opèrent grâce à des logiciels libres. Wikipedia est devenue la bibliothèque de l’humanité sans pour autant s’approprier la connaissance qu’elle met à notre portée.

   L’inventeur de la Toile, Tim Berners Lee, cité la semaine dernière dans le magazine Wired, fait lui-même part de sa désillusion : «Pendant 20 ans, on pouvait présumer que si on gardait la Toile ouverte, de grandes choses se produiraient. Mais on regarde ce qui s’est passé cette année et tout à coup on ne peut plus croire que si ça se passe sur la Toile, ça sera bon...»
    
   Sa conclusion : il est temps de changer le cours des choses.

   Lui-même a développé, avec le MIT, une plateforme (Solid: solid.mit.edu) pour permettre à des applications de traiter les données des utilisateurs sans avoir à les centraliser dans ses propres serveurs. Notre liberté repose sur la décentralisation des données, alors que la centralisation gruge peu à peu notre pouvoir et notre autonomie. Il commence à être temps de se réveiller¨.

Pégé

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mercredi 20 décembre 2017

La fin du numérique... le 31 décembre, 2041 ?


  
Salut à tous,    

Du site Le Devoir : Enki Bilal et le bogue de l’an 2041.
Le bédéiste ouvre un nouveau cycle dystopique sur fond de planète dénumérisée ! 


 ¨  Plus d’Internet, plus d’appareils connectés, plus d’algorithmes, ceux aidant à la prise de décision, comme ceux assurant la distribution de l’électricité ou la gestion du trafic routier.

   Plus d’Internet, plus d’appareils connectés, plus d’algorithmes, ceux aidant à la prise de décision, comme ceux assurant la distribution de l’électricité ou la gestion du trafic routier.

   Cela se passera un 13 décembre… 2041. Quoi ? La fin du monde numérique, l’extinction définitive de tous les réseaux, l’effacement des disques durs sur toute la surface du globe. Plus d’Internet, plus d’appareils connectés, plus d’algorithmes, ceux aidant à la prise de décision, comme ceux assurant la distribution de l’électricité ou la gestion du trafic routier. Le bogue va être total. La dénumérisation complète, forçant l’humanité à prendre conscience violemment d’une dépendance, par le sevrage.
 
   Après avoir placé dans sa trilogie du Coup de sang (Animal’z, Julia et Roem, La couleur de l’air) la planète face à une reconstruction forcée par un cataclysme environnemental majeur, le bédéiste Enki Bilal ouvre en cette fin d’année un nouveau cycle créatif nommé Bug (Casterman) en imaginant un monde forcé de se recomposer dans le vide laissé d’un coup sec, sans préavis, par la disparition d’une technologie un peu trop dominante. Une oeuvre ni prophétique ni cathartique, assure l’auteur, mais « un appel à la vigilance et à la lucidité », en allant voir demain ce qu’aujourd’hui pourrait bien nous réserver.
 
   « Je ne suis pas un lanceur d’alerte, résume à l’autre bout du fil le bédéiste joint lundi par Le Devoir à Paris. Je ne pense pas que le numérique fasse peser une réelle menace sur l’humanité. Il est plutôt la composante d’une avancée incroyable, mais, pour citer le philosophe Paul Virilio, un avion magnifique invente également le crash magnifique qui vient avec. Bug aurait pu décrire le chaos, mais c’est plutôt une réflexion sur notre rapport au numérique que je voulais mettre en récit. »

    Le premier tome pose, avec ce trait reconnaissable parmi un million et cette densité du regard sur la condition humaine, le cadre de ce monde post-numérique dans lequel les citoyens vivant avec des implants connectés sont condamnés à mourir, où les avions tombent du ciel comme des oiseaux morts et où les ondes radio reviennent au goût du jour pour porter une communication rendue compliquée par l’oubli de numéros que personne n’avait jugé bon mémoriser. Sur terre, Gemma vit, elle, l’angoisse d’un retour, celui de son père, Kameron Obb, qui revient de Mars dans ce contexte « d’informatique dévitalisée ». Il est le seul survivant de son expédition. Il a une tache bleue qui se forme sur l’arcade sourcilière. Le bogue et son existence pourraient bien être interconnectés¨...
( Voir l`article au complet )

 http://www.ledevoir.com/culture/livres/515796/enki-bilal-et-le-bug-de-l-an-2041

Pégé
   
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